• Le don en question

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  • Culture Business 2013 : "Innovation et Prise de Risque", le 9 janvier à l'IMA

     

    Plus que 20 jours avant Culture Business dédié à l'Innovation et à la Prise de Risque dans le secteur culturel, le 9 janvier à l'Institut du Monde Arabe à Paris, avec la participation exceptionnelle de 30 speakers dont 10 business du luxe, du design et des nouvelles technologies, 15 organisations culturelles de Londres, Stockholm, Lyon, Abidjean, Dubai et Paris, 4 journalistes, 1 philosophe et 120 délégués.


    Au programme : face à face, world café, tables rondes, master classes et pleinières.

    AGENDA vous donne RDV le 9 janvier sur la terrasse panoramique de l'IMA. Il reste encore quelques places ! Inscrivez vous sur www.culturebusiness.fr


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  • ADMICAL (2011), Répertoire du mécénat d’entreprise 2011/2012, Paris, Admical.

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  • Colloque international culture et développement durable

    Colloque international culture et développement durable

     Plus d'infos : http://culture-dd12.org/


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  •  « High quality is about the image. We don’t want to be excellent, we want to be perfect.* »  La stratégie de Robert Mondavi, ainsi qu’il l’énonce dans le film Mondovino de Jonathan Nossiter, révèle l’importance de l’image de l’entreprise vitivinicole aujourd’hui. En effet, le secteur vitivinicole est en crise. La multiplication des actions engagées par la filière vitivinicole française (rapports en tous genres, Livre Blanc au Premier Ministre, etc.) souligne les difficultés que rencontrent la plupart des intervenants.

    Pour faire face à la concurrence des vins du Nouveau Monde, le vin français tend à s’inscrire davantage dans une logique de demande, en plaçant le consommateur au centre du processus de production et de distribution. Pour l’instant, l’image des vins français reste très traditionnelle. Les solutions pour renforcer leur positionnement sur le marché font l’objet des nombreux débats sur l’assouplissement de la Loi Evin, sur l’introduction de nouvelles classifications (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence, Site et Terroir d’Exception), et sur les restructurations des acteurs.

    Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que de plus en plus d’entreprises vitivinicoles se tournent vers le mécénat culturel, qui est une pratique porteuse d’image pour l’entreprise. Les grandes familles ayant fait fortune grâce à la fabrication ou au négoce de vins ont trouvé des manières originales d’allier l’art et le vin, dans le respect d’une tradition caractéristique des vins de Bordeaux. Comme le soutient Nicole Denoit, dans le premier tome de son ouvrage intitulé Le pouvoir du don, paru chez L’Harmattan en 2002 : « Le mécénat d’entreprise nous intéresse dans la mesure où il transporte avec lui une tradition inscrite dans l’histoire, la marque du passé, mais précisément aussi parce qu’il se rattache à la fascination de notre époque, soumise au pouvoir des médias, pour ce qui fait événement. » 

    Ainsi, les étés girondins sont ponctués d’événements culturels qui attirent une clientèle à fort pouvoir d’achat : les Vendanges des Arts dans les Graves, la semaine populaire « Bordeaux fête le vin », l’excursion « Art et vin » qui met en scène trois châteaux, l’exposition du photographe et réalisateur Raymond Depardon au Château de Cadillac, en sont autant d’illustrations.

    Il est entendu que les entreprises vitivinicoles préoccupées par leur survie dans la filière sont éloignées de l’idée du mécénat. La préservation de leurs parts de marché est la première des priorités. Dans ce mémoire, nous avons donc considéré uniquement les entreprises qui ont l’opportunité financière de faire du mécénat et dont l’image de qualité est associée aux vins fins qu’elles produisent. Les programmes culturels qu’elles organisent sont le reflet d’une relation historique entre le vin et l’art. Aujourd’hui, poursuivre cette relation reste en cohésion avec leur image passée, et constitue peut-être une voie d’avenir.

    Notre problématique principale a été de découvrir en quoi la mise en place d’une relation à la  culture est un avantage pour les entreprises vitivinicoles. Nous proposons ici une lecture des résultats que nous avons obtenus grâce aux entretiens que nous ont accordés quatre entrepreneurs du monde du vin en Gironde. Voici la liste des personnes qui ont accepté de nous livrer leurs motivations dans la mise en oeuvre d'opérations de mécénat culturel, suivie d'une typologie des motivations issue de l'analyse de contenu thématique des entretiens (Figure 1) :

    • Jean-Claude Aubert, copropriétaire du château La Couspaude à Saint-Emilion : il s’engage dans la culture au travers de nombreux domaines (peinture, sculpture, théâtre, musique) afin d’améliorer son inscription dans la vie locale,
    • Jean-Jacques Lesgourgues, Président directeur général de la holding LEDA (Laubade et domaines associés) : son implication personnelle dans l’art contemporain a permis de créer un parcours touristique innovant dans les parcs des propriétés avec de nombreuses sculptures de land art.
    • Philippe Raoux, Président directeur général de la SA Marjolaine, propriétaire du château d’Arsac : se découvrant amateur d’art, il a choisi d’intégrer la culture au coeur de sa stratégie d’entreprise, avec une politique d’image très étudiée.
    • Roland Feredj, Directeur général du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, responsable du marketing des vins de Bordeaux en France et à l’étranger : grâce à lui les vins de Bordeaux ont été valorisés lors de dégustations chez de grands galeristes new-yorkais ou londoniens, car il place la recherche de sens au centre de l’expérience du consommateur de vins.

    Figure 1 : Une typologie des motivations des dirigeants d’entreprises vitivinicoles dans le développement
    d’opérations de mécénat culturel et les domaines de gestion qui s’y rapportent
     

    Typologie des motivations du mécénat culturel vitivinicole selon S. TUFFNELL

     
     





























    Notre but dans ce mémoire est donc d’ouvrir une perspective sur une vision qui est inconnue, et de s’intéresser à savoir en quoi la mise en place d’une relation à la  culture est un avantage pour les entreprises vitivinicoles. 

    Aujourd’hui, les grandes familles ayant fait fortune dans la viticulture ou le négoce font du mécénat d’entreprise, et ce, parfois en plus des donations individuelles. En d’autres termes, les mécènes n’agissent plus seulement en leur nom propre. Ils cherchent à lier leur entreprise à leur démarche, plaçant les valeurs de l’entreprise au coeur de la relation à l’art. Il est intéressant de s’interroger sur les formes de cette relation. 

    C'est pourquoi, après l'analyse de l’idée que le vin est un produit culturel, voire artistique, nous essayons de décrire les interactions entre l’art et le vin en prenant pour référence l’article de Bernadette McNicholas**. Il explique différents niveaux de relation entre l’entreprise d’une part, et les arts et la culture d’autre part (Figure 2). A un moindre niveau, cette relation est un simple don. Elle se complexifie avec la mise en place d’une valorisation commerciale de la relation, et atteint une apogée lorsqu’il s’agit d’un véritable partenariat, où les deux parties sont valorisées d’égal à égal.
     
    Figure 2 : Les types de relation entre l’entreprise et les arts, et leur influence sur l’image de l’entreprise et sur la stratégie de communication

    Résumé de mon mémoire "Le mécénat culturel vitivinicole de Gironde"

     

     

     

     

     

     

    La question de la valorisation des interactions entre l’art et le vin ne s’arrête donc pas au mécénat. Elle concerne aussi l’identité des châteaux et des produits, et elle explique la création d’une offre culturelle périphérique à l’activité viticole. Le fort développement de l'oenotourisme en France, souligné dans le Rapport Dubrule (2007), se nourrit pour partie de l'offre culturelle disponible en périphérie de la vente de vin. Le Musée du Vin dans l’Art de Mouton Rothschild illustre parfaitement la recherche d’attractivité par la mise en place de ce qu'on peut appeler une "offre culturelle périphérique", proposée en supplément ou en complément de l’activité principale de l’entreprise Baron Philippe de Rothschild SA.

    L’expression culturelle et historique du vin est tout d’abord visible au travers d’une architecture très spécifique à la Gironde. Nous avons choisi de commencer par présenter le concept de "château", parce qu’il est fortement ancré dans l’esprit du consommateur. Les récentes rénovations de châteaux résultent du constat que ce concept peut être un vecteur de valeur ajoutée. Mais avant tout, l’utilisation architecturale du thème du vin est un fort marqueur identitaire. L’omniprésence du thème du vin dans l’architecture de la ville de Bordeaux donne la mesure de cette identité.

    Les dépenses ne concernent pas uniquement les chais. Les vignobles sont remis en état, les constructions sont modernisées et des espaces pour l’accueil du public sont imaginés. Ainsi, à Margaux, le Château Lascombes, détenu par le fonds d'investissement américain Colony Capital, a dépensé 7 millions d'euros depuis 2001 pour moderniser le domaine et l'ouvrir au public tous les jours de l'année. 

    L’ampleur et le pittoresque de la rénovation font le renom de la propriété. Les architectes ont été sollicités pour accentuer la théâtralité du décor du château. Ils s’accordent pour utiliser le terme « théâtre » pour caractériser leur travail. « Margaux, Lafitte, Mouton sont aussi des décors de théâtre, des façades », affirme Patrick Hernandez, architecte bordelais qui a rénové le Château d’Arsac. 

    Le vin est un thème architectural omniprésent dans la ville de Bordeaux. Immeubles, musées, anciens entrepôts, wineshops donnent autant de témoignages de l’activité vitivinicole. Il est intéressant de voir qu’à l’échelle de la ville, une offre culturelle spécifique est organisée autour des vins de Bordeaux.

    Alors que fait rage la bataille pour que l'appellation "château" ne soit pas exploitable par les exportateurs américains ***, il nous semble urgent et essentiel de souligner le flou juridique existant à ce jour autour des activités de mécénat vitivinicole, du fait de l’admission relative des opérations de mécénat en faveur de boissons alcoolisées.

    L'article L. 3323-2 du Code de la santé publique, précise très clairement le principe selon lequel :
    « Toute opération de parrainage est interdite lorsqu'elle a pour objet ou pour effet la propagande ou la publicité directe ou indirecte, en faveur des boissons alcooliques ». 

    Il convient toutefois de relever qu'en application de l'article L. 3323-2, 6e et 7e du Code de la santé publique, il est possible de faire de la publicité pour un certain nombre de manifestations et institutions liées aux produits alcooliques. Ils prévoient la possibilité d'une publicité en faveur des fêtes, foires traditionnelles, musées, universités, confréries ou stages d'initiation œnologiques. 

     Alors que la Loi Evin, dans son article 2 alinéa 3 interdit toute action de parrainage dès lors qu’elle a pour objet ou pour effet la publicité en faveur du tabac ou de l’alcool, la question est de savoir si le terme de « parrainage » représente, pour le législateur, un terme générique englobant mécénat et sponsoring ou si au contraire le mécénat d’entreprise échappe à cette prohibition. La question fut posée le 26 juin 1990 à Claude Evin, ministre de la Solidarité, de la Santé et des Affaires sociales. La réponse a été: « le mécénat n’est absolument pas touché par ce texte ». Il serait donc possible de faire du mécénat dans ces secteurs de la production et vente d’alcool et de tabac.

    Selon l'article L. 3323-6 du Code de la santé publique, le mécénat pratiqué par des producteurs, fabricants ou distributeurs de boissons alcooliques peut être autorisé de manière restrictive, dans les conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat. C'est un décret du 29 mars 1993 qui est venu préciser les conditions de ces opérations de mécénat. Ce décret a été annulé par arrêt du Conseil d'Etat en date du 4 juillet 1997 (CE, 4 juill. 1997, Comité national interprofessionnel des vins et eaux-de-vie à appellation d'origine contrôlée et autres). Pourtant l’article L. 19 Code de débits de boissons dit: « Un décret pris en Conseil d’Etat fixe les conditions dans lesquelles le ou les initiatives d’une opération de mécénat peuvent faire connaître leur participation par la voie exclusive des mentions écrites ». Un nouveau décret est attendu. 

    D'après cet ancien décret, en premier lieu, les producteurs et distributeurs de boissons alcooliques sont autorisés à faire connaître leur participation aux opérations de mécénat dès lors qu'ils ne mentionnent que leur nom commercial, leur raison sociale, ou leur dénomination sociale, à la condition d'utiliser une présentation différente de celle utilisée pour la publicité des boissons alcooliques.

    Ensuite, cette mention de la participation à une opération de mécénat ne peut figurer que sur des documents limitativement énumérés par l'article 2 du décret du 29 mars 1993 qui vise trois grandes catégories de documents : le document utilisé dans les relations avec la presse, le document utilisé dans la mise en œuvre de l'opération (promotion, programme, billetterie, carton d'invitation etc.), et les produits, ouvrages ou œuvres, cinématographiques, musicales, artistiques, ou audiovisuelles, qui sont l'objet de l'opération de mécénat elle-même. 

    Enfin, s'agissant spécifiquement des œuvres cinématographiques ou audiovisuelles, le nom du mécène ne peut apparaître qu'au cours du défilement du générique de fin dans les mêmes caractères que les autres mentions. Précisons enfin que le décret mentionne des limites quant à la superficie de l'identification du mécène (la superficie ne peut excéder 2% du document sur lequel elle est apposée). 

    Compte tenu de l'annulation du décret, la plus grande incertitude règne encore actuellement quant aux modalités des opérations de mécénat vitivinicole. Il est grand temps, à nos yeux, d'apporter des réponses à l'encadrement des contreparties de communication liées à ces opérations. Espérons que la France et l'Union Européenne sauront surmonter leurs contradictions pour encourager le mécénat qui est, par nature, une excellente pratique favorisant le développement équilibré des territoires et qui permet d'améliorer naturellement la perception de la force du lien traditionnel entre vin et terroir par les néophytes et amateurs de vin du monde entier.

    Téléchargement du mémoire complet disponible en cliquant ici :

    Résumé de mon mémoire "Le mécénat culturel vitivinicole de Gironde"

    Le mécénat culturel vitivinicole de Gironde

    1er Prix 2005 du concours de mémoires de 3ème cycle, organisé par la Mission Mécénat du Ministère de la culture et de la communication.


    * "La qualité haut-de-gamme est une question d'image (de la propriété viticole). Nous ne voulons pas être excellents, nous voulons être parfaits".

    ** MC NICHOLAS Bernadette, Arts, culture and business : a relationship transformation, a nascent field, International Journal of Arts Management, Volume 7, n°1, automne 2004, p. 57-69

    *** Voir à ce sujet l'article de Challenges du 25 septembre 2012 : http://www.challenges.fr/france/20120925.CHA1177/vins-la-bataille-face-aux-americains-pour-l-appellation-chateau-fait-rage.html


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  • Adoptée et proclamée par la résolution 217 A (III) de l'Assemblée générale, datée du 10 décembre 1948 la Déclaration universelle des droits de l'Homme est encore trop souvent oubliée par des personnes morales ou physiques mues par des désirs matérialistes ou idéologiques. Il est toujours nécessaire et utile de se souvenir de leur préséance sur tous les autres textes, dans les 192 pays membres des Nations Unies.


    Préambule

    Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,

    Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'Homme,

    Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit pour que l'Homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,

    Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,

    Considérant que dans la Charte, les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'Homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

    Considérant que les Etats membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'Homme et des libertés fondamentales,

    Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,

    L'ASSEMBLEE GENERALE proclame LA PRESENTE DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

     

    Article 1

    Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

     

    Article 2

    Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.


    Article 3

    Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.


    Article 4

    Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.


    Article 5

    Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.


    Article 6

    Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.


    Article 7

    Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.


    Article 8

    Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la Constitution ou par la loi.


    Article 9

    Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé.


    Article 10

    Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.


    Article 11

    (1) Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

    (2) Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.


    Article 12

    Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, sondomicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.


    Article 13

    (1) Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

    (2) Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.


    Article 14

    (1) Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

    (2) Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.


    Article 15

    (1) Tout individu a droit à une nationalité.

    (2) Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.


    Article 16

    (1) A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

    (2) Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

    (3) La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.


    Article 17

    (1) Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.

    (2) Nul ne peut arbitrairement être privé de sa propriété.


    Article 18

    Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

     

    Article 19

    Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen que ce soit.


    Article 20

    (1) Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

    (2) Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.


    Article 21

    (1) Toute personne a droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

    (2) Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

    (3) La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.


    Article 22

    Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.


    Article 23

    (1) Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

    (2) Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

    (3) Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant, ainsi qu'à sa famille, une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

    (4) Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.


    Article 24

    Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.


    Article 25

    (1) Toutre personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

    (2) La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciale. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors du mariage, jouissent de la même protection sociale.


    Article 26

    (1) Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leurs mérites.

    (2) L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

    (3) Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.


     

    Article 27

    (1) Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifiques et aux bienfaits qui en résultent.

    (2) Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.


    Article 28

    Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver un plein effet.


    Article 29

    (1) L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

    (2) Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

    (3) Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.


    Article 30

    Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.



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  • Rendez-vous le mercredi 9 mai à la Salle Gaveau pour soutenir le programme “Accès à la Santé” de la fondation Chirac et l’OPALS

     

    Le 9 mai, la fondation Chirac et l’Orchestre de l’Alliance organisent un concert dans le cadre des Saisons de la Solidarité dont les recettes iront au programme “Accès à la Santé” de la fondation Chirac et son partenaire de terrain l’Organisation PanAfricaine de Lutte pour la Santé. Avec votre aide la Fondation et l’OPALS souhaitent financer la construction d’un Centre de Traitement Ambulatoire Pédiatrique pour prendre en charge des enfants VIH+ et leurs familles.
     
    Vous pouvez réserver vos places en envoyant un courriel à concert@fondationchirac.eu ; par téléphone au 01 47 42 87 72; ou en ligne sur www.sallegaveau.com ou www.fnac.com et soutenir cette cause. 

     
    L’Organisation Panafricaine de Lutte pour la Santé (OPALS)
    Partenaire de terrain de la fondation Chirac, l’Organisation Panafricaine de Lutte pour la Santé (OPALS) est une association médicale de solidarité internationale fondée en 1988. Initialement dédiée à la prise en charge médicale des patients VIH+ en Afrique subsaharienne, son mandat s’est aujourd’hui élargi à la Santé Maternelle et Infantile, s’inscrivant ainsi dans la réalisation des Objectifs du Millénaire : lutte contre les trois grandes pandémies (VIH, tuberculose et paludisme) et la réduction de la mortalité maternelle et infantile. En 2011, l’OPALS mène des programmes dans 6 pays : Angola, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Sénégal, Togo.
     
    La construction du Centre de Traitement Ambulatoire Pédiatrique (CTAP) – Abidjan (Côte d’Ivoire)
    Le CTAP, dont la construction est achevée depuis mars 2012, complète l’offre de soins du service pédiatrique du CHU de Yopougon à Abidjan. Il doit améliorer l’accès des enfants VIH+ et de leur mère à des soins et à un accompagnement appropriés. En 2012, le service pédiatrie du CHU de Yopougon prend en charge plus de 1000 enfants VIH+ dont environ 600 sont sous traitement antirétroviral. L’objectif du CTAP est d’offrir une approche de soins globale comprenant à la fois les traitements liés au VIH/Sida, la gratuité des soins (dont une participation aux frais de transport), une aide psychosociale pour les enfants et leur famille et un volet nutritionnel. Le CTAP va également s’appuyer sur la mère comme relais d’information, de sensibilisation et d’éducation auprès des familles et des communautés
     
    Ce Centre est composé de trois unités de soins :
    -       une unité de prise en charge médicale ;
    -       une unité de prise en charge nutritionnelle ;
    -       et une unité de prise en charge psycho-sociale.
     
    Le bâtiment comprend des pièces de consultation pour les médecins, conseillers et psychologue, des salles de soins et une salle d’hospitalisation de jour ainsi qu’une salle de réunion/bibliothèque, une salle d’archives, salle d’attente/salle de jeux.
     
    La Côte d’Ivoire est le pays de la sous-région ouest africaine le plus affecté par le VIH/Sida.
    Elle compte 420 000 personnes vivant avec le VIH/sida : 60 % sont des femmes en âge de procréer, 12 % sont des enfants de moins de quinze ans. La région d’Abidjan est la plus touchée par cette pandémie.


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  • Le texte d'aujourd'hui émane de l'Organisation des Nations-Unies :

    http://www.un.org/fr/documents/udhr/

    A lire sans modération, en ce week-end symbolique de vote des citoyens de France.

    La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) est généralement reconnue comme étant le fondement du droit international relatif aux droits de l’homme. Adoptée il y a près de 60 ans, la DUDH a inspiré un corpus abondant de traités internationaux légalement contraignants relatifs aux droits de l’homme et le développement de ces droits à l’échelle internationale au cours des six dernières décennies, et elle continue d’être, pour chacun d’entre nous, une source d’inspiration, que ce soit en période de conflits, dans les sociétés soumises à la répression, pour redresser les injustices, et pour nous aider dans les efforts que nous déployons pour parvenir à l’exercice universel des droits de l’homme.

    Elle est la première reconnaissance universelle du fait que les libertés et les droits fondamentaux sont inhérents à tout être humain, qu’ils sont inaliénables et s’appliquent également à tous, que nous sommes tous nés libres et égaux en dignité et en droits. Quels que soient notre nationalité, notre lieu de résidence, notre sexe, notre origine nationale ou ethnique, notre couleur,  notre religion, notre langue ou tout autre situation, le 10 décembre 1948, la communauté internationale s’est engagée à défendre la dignité et la justice pour chacun d’entre nous.


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  • Bienvenue au spectacle Histoires d'Epices !

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  • Pour répondre à cette question, il est essentiel de distinguer deux aspects de l’idée de liberté : la liberté politique d’une part, et la liberté métaphysique d’autre part.

    La première concerne les individus en société. On dit d’une société ou d’une organisation politique qu’elle est libre lorsqu’elle est susceptible d’offrir à tous ses membres un ensemble de garanties fondamentales qui leur permettent de coexister rationnellement. Le mot liberté renvoie alors à un certain statut qui est accordé aux individus, ou qui, éventuellement, leur est refusé.

    Mais on peut également considérer la notion de liberté dans une perspective métaphysique et dans ce cas, ce terme désigne un certain pouvoir partagé par les membres d’une espèce, pouvoir qui consiste à agir par soi-même et non pas sous la contrainte d’un agent extérieur.

    Ces deux formes de liberté entretiennent avec le temps un lien très différent. La liberté politique est très clairement liée aux contingences de l’Histoire humaine. Elle renvoie à un statut qui n’est pas donné dès le début de l’Histoire à tous les hommes et pour toujours, mais qui se conquiert, se conserve, et se perd ; et à propos de cette forme de liberté, il est indiscutable que l’on peut parler de devenir libre. En effet, certaines sociétés ont revendiqué puis conquis les systèmes de droit dont l’ensemble constitue la liberté politique, et elles ont fait de ces conquêtes un héritage, un acquis pour les générations futures. En ce sens, si certains individus peuvent naître dans des sociétés libres, c’est parce que d’autres, avant eux, ont conquis les statuts qui leur sont aujourd’hui offerts. Il est d’ailleurs possible d’évaluer le progrès politique dans l’Histoire à la lumière de cette notion de liberté.

    La « liberté-statut » a un lien intime avec l’Histoire, à la différence de la liberté métaphysique qui désigne le pouvoir d’agir par soi-même. La question qui se pose à son sujet est la suivante : ce pouvoir est-il immédiatement donné à l’homme ou suppose-t-il une certaine forme d’acquisition à travers le temps, qui le rendrait par exemple dépendant de l’âge et du cours de la vie humaine ?

    Pour répondre à cette question, il faut distinguer 2 degrés de liberté : l’un que nous appellerons la spontanéité et l’autre l’autonomie.

    La première forme est de façon très élémentaire le pouvoir d’agir par soi-même, c’est-à-dire de commencer une série d’actions d’une manière absolue. Un pouvoir de ce genre se confond avec l’action et distingue les êtres vivants du monde des objets. Cette forme de liberté ne s’acquiert pas à travers le temps. Elle est très étroitement liée à la morphologie des êtres qui ont le pouvoir d’agir et non pas simplement de subir passivement les événements qui les affectent.

    Il n’en va pas de même pour ce que l’on appelle l’autonomie et qui, dans la philosophie kantienne, désigne le pouvoir d’agir en se donnant certaines lois qui guident l’action. Un pouvoir de ce genre est inséparable de la conscience. L’action autonome, en effet, est accomplie conformément à certaines lois connues du sujet de l’action. Cette forme de liberté suppose nécessairement l’éducation, c’est-à-dire l’intervention de la civilisation qui transforme l’homme et le fait sortir d’une situation de pure animalité où il n’a que la spontanéité à une situation d’autonomie où il est capable d’intérioriser dans sa conscience les principes qui guident son action. C’est le sens de la formule kantienne « L’homme est un animal qui a besoin d’un maître ». Le terme maître renvoie ici à l’éducateur, et l’idée avancée par Kant est que devenir autonome et dépasser la simple spontanéité, c’est d’une certaine façon devenir pleinement homme et sortir de l’animalité. L’éducation, dans cette perspective, rend libre.

    On peut faire à ce sujet plusieurs observations.

    En premier lieu, il est indéniable que le développement de l’autonomie est favorisé par celui de la conscience au sens psychologique du terme, même s’il ne se confond pas avec lui. Les ressources de la conscience réfléchie sont en effet indispensables à l’action autonome. Elles permettent par exemple des comportements de choix rationnels, qui sont impossibles pour un être resté dans une situation d’animalité. La délibération, par exemple – raisonnement  qui guide et précède une décision – n’est possible que grâce au développement de la conscience.

    On pourrait ajouter que l’acquisition du langage apparaît aussi indispensable pour favoriser ce développement de la conscience.

    On pourrait enfin considérer dans une perspective kantienne que si l’homme peut devenir autonome, c’est qu’il dispose en fin de compte de dispositions innées pour le devenir, et donc, en ce sens, dès sa naissance il n’est pas un pur animal mais déjà un être doté d’une autonomie virtuelle.

    Symétriquement, on peut se demander si l’autonomie n’est jamais acquise, et si, en fin de compte, la liberté humaine n’est pas susceptible, dans les limites d’une vie, de progresser et de s’approfondir toujours davantage. Au-delà de l’autonomie au sens strict peuvent exister des formes supérieures et raffinées de liberté, par exemple l’esprit critique ou le pouvoir créateur de l’individu. Il est possible à l’homme d’approfondir sa liberté au prix d’un certain travail sur lui-même. Dans cette perspective, l’éducation peut être considérée comme un processus sans fin, qui dure toute une vie et n’est jamais achevée.

    Il faut enfin souligner qu’il existe un lien entre liberté métaphysique et liberté politique. C’est la première qui rend possible la seconde. En effet, seul un être doté d’autonomie peut produire des lois et organiser sa vie sociale selon un système de droits fondamentaux, permettant la conquête et la conservation de la liberté politique. Les Philosophes des Lumières ont par ailleurs affirmé que l’Etat avait aussi une obligation d’éducation vis-à-vis des individus, ce qui revient à affirmer qu’il a le devoir de contribuer au développement de leurs libertés et de les éduquer. Cette idée est un aspect fondamental du programme des Lumières et elle a inspiré l’œuvre scolaire des républicains du XIXème siècle en France. Elle signifie que l’Etat moderne se doit de contribuer activement à l’épanouissement de la liberté des individus, et non simplement de garantir un bien-être matériel ou la simple liberté-sécurité.


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